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RAFT

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Un traceur optique moléculaire pour l'oeil du chirurgien

Grâce à la révélation par infrarouge d’une zone tumorale, le dispositif molécule-sonde, développé par Jean-Luc Coll, permettra au chirurgien de pratiquer une excision précise évitant ainsi une exérèse invalidante chez le patient.

» Description et fonctionnalités

- 1 molécule capable de reconnaître les zones de l’angiogenèse tumorale et détourant efficacement les tumeurs et leur micro-métastases.

- 1 système d’imagerie optique proche infrarouge per-opératoire permettant de restituer une image précise de l’étendue de la zone envahie durant la chirurgie.

» Technologie

Combinaison d’une molécule bio-conjuguée intégrant un fluorophore visible dans l’infrarouge, injectée par voie intraveineuse avant l’intervention chirurgicale et d’une sonde proche infrarouge.

» Performances

- Intervention chirurgicale assistée pour la première fois par une imagerie non invasive per-opératoire.

- Imagerie visible en lumière chirurgicale classique.

- Visualisation de tumeurs sub-millimétriques.

» Laboratoire

Plate-forme imagerie in vivo – Institut Albert Bonniot - Réf. 061017_Coll_RAFT_ Fiche_techno

» Cible

- Tumeurs primitives et métastases
- Cancers pulmonaires, ORL, ovariens, colorectaux, sein, sarcomes…

» Domaine d'application

- Oncologie
- Chirurgie d’exérèse assistée par imagerie optique moléculaire

» Interview de Jean-Luc Coll

Qu’est-ce qui a motivé votre recherche ?

Nous travaillons depuis 7 ans sur la molécule RAFT RGD, avec pour objectif la vectorisation de molécule. L’idée était d’amener de façon ciblée une drogue vers le cancer du poumon. Nous travaillions à ce moment là sur des modèles de souris avec des métastases pulmonaires mais nous n’arrivions pas à voir ces métastases. Nous étions obligés de tuer les souris. La souris avait-elle des tumeurs et si oui, lorsque nous injections la molécule, était-elle capable d’aller dans la tumeur ? La nécessité d’avoir des instruments de visualisation était alors devenue évidente. Des chirurgiens avaient d’ailleurs déjà exprimés ce besoin. Un colorant fluorescent qui remplaçait la drogue a été accroché sur la molécule. Nous avons alors visualisé qu’elle était capable d’aller spécifiquement sur la tumeur.

En parallèle, la technologie des caméras et leur sensibilité évoluaient et il y a eu de plus en plus de caméras miniaturisées sensibles aux infrarouges pour la visualisation.

 Comment une entreprise pourra-t-elle utiliser votre innovation ?

La société devra d’une part exporter cette technologie vers d’autres pathologies et d’autres cancers et d’autre part améliorer la spécificité aussi bien de la molécule que de l’instrument pour l’adapter à différents types de situation clinique. On a beaucoup de demandes pour la microchirurgie vasculaire. Les médecins sont intéressés de voir, en temps réel, le flux sanguin se rétablir dans les vaisseaux.

Quel est votre environnement de travail ?

Notre équipe est composée de 22 personnes. 3 grands domaines sont développés dans l’équipe : la protéomique, les mécanismes de résistance aux traitements des cancers, le 3e lié à notre projet sur l’imagerie optique des cancers et les problèmes de vectorisation de grosses molécules. Ce projet a été réalisé grâce à une association entre des chimistes (UMR-5250), des physiciens (CEA-LETI) et des cliniciens (CLB Lyon).